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Un camp sur la théologie du corps pour les ados

Corps à coeur, bannière 1

Viens vivre une grande aventure, au cœur de la nature et au cœur de ton être. Une excursion difficile et excitante pour, au final, t’ouvrir à une « vie en abondance » ! (Jn 10, 10) Nous avons vraiment hâte de partager cette expérience unique avec toi… durant laquelle, nous en sommes sûrs, Dieu te surprendra !

Au programme :

enseignements – randonnée – baignade – musique live – messe quotidienne

jeux – discussions – sports – art – louange – prière silencieuse

Le camp Corps à cœur est un camp sur la théologie du corps pour les ados. Nous approfondirons durant ces huit jours le sens de la prière, de notre identité, et de notre mission à aimer. Chacun de nous est une personne unique et irremplaçable, un homme ou femme voulu par Dieu pour aimer et être heureux. Quel est le but de ma vie ? Qu’est-ce que signifie être un être humain? Un homme ? Une femme ? Comment vivre de vraies amitiés enrichissantes, vivre un amour authentique et pur? Comment être heureux et avoir la « vie en abondance »?

Pour qui :

Le camp Corps à cœur 2015 est ouvert pour les garçons et les filles du secondaire. En plus d’être tripant, le camp Corps à cœur nous fait plonger au cœur de notre vie spirituelle et de notre vocation. Pour savoir si tu désires vraiment faire ce saut, il te faut remplir un formulaire d’inscription.

Forfait : 450$ pour 8 jours

Un rabais (à déterminer) s’appliquera pour les enfants d’une même famille. Quelques bourses seront offertes afin de permettre à certains jeunes de participer au camp. Pour profiter d’une bourse, écrivez-nous rapidement et spécifiez brièvement la raison pourquoi vous demandez une bourse.

Nombre de places : 30

**Inscription jusqu’au 30 juin**

Formulaire d’inscription

La théologie du corps pour les nuls

Affiche 12x18

Introduisez-vous (ou vos amis) à la théologie du corps!
(lien facebook)

Une pièce de Jean-Paul II sur l’amour

Vous avez manqué la pièce en septembre? Venez assister à cette nouvelle représentation de la Boutique de l’Orfèvre.

Boutique
(Cliquez sur l’image pour les détails)

Corps à cœur III, pour ados et parents!

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Corps à cœur

Soirée animée par

Alex Deschênes

et le groupe Ad Extra

Vendredi 11 mars, 17h30 à 21h00

Petit Séminaire Diocésain de Québec, 2215, rue Marie-Victorin

Au programme : jeux, musique, conférence, adoration…

 

PARENTS : À 20h30, les parents sont invités à participer à une discussion pour savoir ce que leur ado a appris et développer des outils pour discuter amour et sexualité avec leurs enfants.

Infos : http://beta.ecdq.org/activites/activite/?event_id=13950

Entre nous : « Tout est accompli »

À la mère la plus courageuse qui soit

 

Nous sommes encore au tout début du carême et les premiers signes de chaleur annoncent le printemps qui s’en vient, la résurrection de la nature.

Dans la chambre à côté dorment mon épouse et notre petit garçon, né il y a à peine dix jours. Je ne réalise pas encore ce que je suis en train de vivre, les premiers jours d’une toute nouvelle vie en tant que père.

Le 21 septembre, j’ai rencontré notre fils, Édouard, pour la première fois. Mais j’ai aussi contemplé, comme si c’était la première fois, une femme admirable.

Rien ne s’est passé tout à fait comme nous l’avions prévu. D’abord, la déception de ne pas avoir de place en maison de naissance. Les demandes sont nombreuses, les places rares. Nous avions été enchantés par notre visite. L’atmosphère familiale qui règne là était exactement ce que nous cherchions. Pour moi, ce fut un choc lorsqu’à l’hôpital on nous a installés dans notre chambre. Rien n’est dissimulé, le matériel médical est bien en évidence. Nous avions pourtant demandé la prière de saint Joseph afin d’avoir le meilleur lieu possible pour Myriam. Les événements devaient prouver que notre prière avait été répondue.

Les premières contractions nous ont surpris en plein milieu d’un spectacle de l’OSQ. Cependant rien d’inquiétant, nous avons pu assister à tout le spectacle, retourner à la maison, Myriam a pu prendre un bain, et nous avons pu nous installer pour dormir. À 4h00 du matin, les contractions s’étaient rapprochées et étaient devenues plus intenses. Une heure et demi plus tard, nous étions admis à l’hôpital. Le col de l’utérus était dilaté à 4 cm. « Ça avance très bien » nous a-t-on dit, le bébé allait montrer le bout de son nez avant la fin de la journée. Or, à 9h00, les contractions avaient largement diminué. À midi, le col était toujours dilaté à 4 ou 5 cm. Il fallait percer les eaux artificiellement, ou retourner à la maison et attendre que la nature fasse son travail. C’était évidemment une déception. Nous avons fait nos valises, résolus à laisser Édouard venir à son rythme.

La nuit fut évidemment préoccupante, mais les contractions continuaient à se distancer et Édouard ne semblait pas encore prêt à venir au monde. La deuxième nuit fut beaucoup plus courte. À 22h00, Myriam se leva sous la douleur des contractions et aussitôt une bonne quantité d’eau tomba entre ses jambes et éclaboussa le plancher!

Le temps de terminer la valise, nous étions partis à nouveau pour l’hôpital. Malgré un tour dans le bain tourbillon, les contractions de Myriam étaient devenues extrêmement douloureuses et elle se sentait de moins en moins capable de les supporter. Épuisée, après une journée et demi de latence presque sans dormir et plusieurs heures de travail, Myriam demanda l’épidurale.

Le moment où Myriam reçut l’épidurale fut certainement un des plus difficiles. Celle-ci était en pleines contractions et ne devait cependant pas bouger. On a découvert ce jour là que Myriam avait la colonne légèrement croche ; le médecin dût s’y prendre deux fois pour la piqure. L’anesthésiant injecté, le soulagement fut instantané. Myriam soulagée, je me suis senti soudain inutile. J’avais tenté d’être là, depuis le début, pour soulager ses douleurs, l’encourager. Tout d’un coup, Myriam était étendue dans un lit, apaisée, attendant que le travail se fasse.

Or, dès que le col fut complètement dilaté et que commença la poussée, j’étais de nouveau sollicité. J’étais entièrement impliqué, à chaque poussée, comme si je la vivais avec Myriam. À ce moment, j’ai commencé à comprendre la grandeur de tout accouchement. Pendant les deux heures où Myriam poussait, à chaque contraction, j’étais édifié de la voir puiser des énergies là où plus personne aurait pensé en trouver. Myriam semblait inépuisable, déterminée à donner vie à cet enfant, malgré toute la fatigue accumulée dans son corps. À chaque poussée, je la voyais donner tout ce qui lui restait. Le personnel soignant était impressionné autant que moi. Myriam apparaissait à mes yeux la femme la plus forte et la plus courageuse qui soit. Après 120 minutes, le bébé n’avait pas avancé d’un centimètre. Celui-ci était en position postérieure, ce qui plus tôt avait dû accentuer la douleur. Le médecin, plein d’attention pour Myriam, nous a alors annoncé qu’il fallait aller en césarienne.

C’était un autre coup dur. Myriam est partie en civière, tandis que je ramassais nos biens pour les transférer de chambre. On m’a revêtu d’une grande blouse, puis on m’a fait asseoir et attendre dans un corridor. Or, après à peine quelques minutes, une infirmière m’a empressé de venir. Elle avoua que normalement j’aurais du attendre encore, mais que mon épouse pleurait désespérément et avait besoin urgent de moi. En entrant dans la salle d’opération, j’ai en effet entendu Myriam, paniquée, demander mon nom. Entendre mon nom répété ainsi m’a bouleversé. En une seconde, j’ai senti toute la profondeur de notre lien. Myriam s’est calmée aussitôt que je lui ai pris la main. Elle tremblait sous l’effet de l’anesthésiant et arrivait à peine à prononcer un mot. Plusieurs fois elle est venue chercher consolation dans mes yeux tandis que je caressais d’une main son visage.

Quelques instants plus tard, on m’a dit de me lever et que je verrais la tête du bébé. J’ai pu alors regarder au-dessus du champ stérile et voir s’élever cette merveille. Je ne me souviens pas avoir vu la plaie de Myriam ; pendant tout ce temps, mon attention était accaparée par cet être fragile qui passait d’un bras à l’autre. On m’a conduit à une table chauffante où Édouard fut essuyé, et pour la première fois j’ai pu prendre mon enfant dans mes bras. J’ai eu ce privilège incroyable, que j’aurais voulu laisser pourtant à mon épouse, de tenir le premier et pendant plusieurs minutes notre enfant.

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Dès qu’on m’en a donné la permission, je me suis empressé d’aller présenter notre garçon à Myriam. C’est à ce moment là, en me dirigeant vers elle les larmes ont inondé mon regard. Myriam ne pouvait pas prendre l’enfant, je le collai alors contre son visage, pour qu’elle puisse l’entendre, le voir, sentir son odeur et sa peau. Myriam a alors bégayé quelque chose d’inaudible. Je me suis approché au plus près d’elle pour mieux entendre… « t-t-t-out est t-t ac-com-pli ». Ce n’était pas de l’orgueil, ou une piété forcée… mais une vérité qui me frappait comme elle avec évidence. Myriam venait de vivre un chemin de croix, une montée pascale qui avait commencé il y a neuf mois. Elle était maintenant étendue, les bras en croix afin qu’on puisse lui administrer les médicaments et les solutés nécessaires. Et toute cette souffrance était lavée d’un seul coup par la joie d’une nouvelle vie.

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Je n’ai pas écrit cela pour faire peur aux femmes. Aussi, l’accouchement de Myriam aurait pu se dérouler différemment, bien que le bébé se soit présenté en postérieur. Différentes positions et des mouvements, dès le début du travail, aurait pu changer la donne. Mais j’ai écrit cet article pour vous honorer, saisi d’admiration devant votre amour à vous qui donnez la vie.

J’avais espéré, peut-être plus que Myriam encore, un accouchement naturel. Je voulais pour elle et pour le bébé la plus belle expérience possible et je voyais dans cette épreuve, au-delà de la souffrance un grand acte d’amour. Ce qui aux yeux de beaucoup paraît absurde, j’en voyais aussi la grande valeur. Je n’avais pas tort dans le fond, mais ma vision devait ce jour là grandement s’élargir.

Rien ne s’est déroulé comme nous l’avions prévu. Et en même temps, je suis heureux d’avoir passé à travers toutes ces phases et d’avoir touché tous les types d’accouchement. Ce que j’ai découvert, c’est la beauté et l’immense force de toute femme qui donne la vie. Quelque soit l’accouchement, il y a là un mystère pascal, une réelle participation à la passion du Christ, une grande épreuve récompensée d’une grande joie.

« La femme, sur le point d’accoucher, s’attriste parce que son heure est venue ; mais lorsqu’elle a donné le jour à l’enfant, elle ne se souvient plus des douleurs, dans la joie qu’un homme soit venu au monde. » (Jn 16, 21)

Dans cet événement sont comme condensés, mystérieusement, les deux plus grands moments de la foi chrétienne : Noël et Pâques. Je suis, depuis ce jour, extrêmement admiratif devant toutes les mères de la terre. Voici donc ma manière, un peu maladroite de vous exprimer mon admiration et ma reconnaissance.

Chère Myriam, j’ai voulu écrire cet article, depuis l’instant où tu es devenue mère. J’espère ne pas avoir trop révélé de ton intimité à travers ces lignes. J’espère que tu ressens tout mon amour, mon admiration et ma gratitude, pour avoir donné au monde ce nouvel être. À Édouard tu as donné la vie, et de moi tu as fait pour toujours une nouvelle personne… un père à jamais!

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Je serai probablement absent dans les prochains jours!

Édouard Deschênes (né le 21 février 2015, 13h55)

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Entre nous : Je n’ai plus de désir sexuel…

Il ne s’agit pas cette fois d’une confidence. Je vous partage simplement le vidéo d’une conférence sur la disparition du désir dans le couple!

Comment retrouver cet élan du début? Suis-je encore amoureux, alors que je n’ai plus de désir? Comment me sentir une femme, alors que mon mari ne me désire plus?

Mises à part une ou deux remarques (vous saurez voir lesquelles), je partage l’idée d’Isabelle Constant sur la tyrannie du désir. Le désir, il faut souvent le créer! C’est aussi le fruit, comme le faisait remarquer Thérèse Hargot sur son blogue des méthodes de régulation naturelle des naissances. Dans la logique contraceptive, il faudrait que le corps soit toujours prêt, et c’est alors que rapidement s’épuise le désir. Le fait de s’abstenir quelques jours et de décider ensemble d’un rendez-vous a le pouvoir étonnant d’entretenir la flamme dans le couple… tout en laissant place à la spontanéité quand elle vient!

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