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Échos du Congrès International de Philadelphie

En juillet dernier, j’ai eu le très grand plaisir de participer au Congrès International de Théologie du corps (International Theology of the Body Congress) qui s’est tenu à Philadelphie du 9 au 11 juillet sur le thème Amour, Miséricorde et la Nouvelle Évangélisation. J’y animais une table ronde, avec une courte communication, sur le thème de la théologie du corps dans le monde. Chaque continent et 12 pays étaient représentés durant ces trois jours.

Tables

Ce congrès faisait suite à quatre symposiums européens sur la théologie du corps qui se sont tenus à Gaming (Autriche) en 2007, Maynooth (Irlande) en 2009, London (Angleterre) en 2011 et Fatima (Portugal) en 2013, tous sous l’impulsion de Peter Colosi (Ph.D.) qui le premier lança l’idée d’un congrès international en Amérique. Ces grandes rencontres permettent aux meilleurs chercheurs et à différents intervenants de se réunir afin d’approfondir leur compréhension de la théologie du corps et unir leurs efforts pour diffuser celle-ci dans leurs milieux.

 

Pendant trois jours, une multitude de thèmes ont été abordés : l’art, la famille, l’éducation, l’adolescence, le divorce, les thérapies de couple, le nouveau féminisme, la pornographie, l’homosexualité… Un sentiment ressortait unanimement chez les participants comme les conférenciers, que la théologie du corps constitue une clé essentielle, sinon la clé de la nouvelle évangélisation. La théologie du corps a en fait un pouvoir énorme d’évangélisation. Comme me disait Peter Colosi, lors de la table ronde que j’animais, la théologie du corps fait spontanément des évangélisateurs, parce que les gens ont confiance dans le message qu’ils portent, ils savent que ce message a le pouvoir de changer leur vie. L’expérience est la même pour tous, ils ont été frappés par la beauté de cet enseignement (en particulier les méditations de Jean-Paul II sur l’origine) et ils veulent communiquer à leur tout cette beauté.

 

Plusieurs conférenciers ont réfléchi durant le congrès sur ce que la théologie du corps comporte de véritablement nouveau. Trois aspects en ressortaient :

– D’abord, la théologie du corps en s’inscrivant dans la tradition représente en même temps un développement authentique de la doctrine du mariage, par rapport à saint Augustin et saint Thomas d’Aquin et à l’enseignement officiel de l’Église jusque là[1].

– De plus, celle-ci aborde des questions morales avec un nouveau langage. C’était là une nécessité qu’avait vue le concile Vatican II et que Paul VI n’avait peut-être pas réalisée dans son encyclique Humanae vitae.

– Enfin, la théologie du corps présente d’une manière entièrement nouvelle une synthèse entre l’enseignement moral et les vérités de la foi : tout ça à travers le mystère de la masculinité et de la féminité, de notre création comme hommes et femmes. Pour beaucoup de fidèles, leur réaction lorsqu’ils découvrent la théologie du corps est : « Enfin, je vois le lien ! »

Christopher West

Malgré cela, la théologie du corps reste encore trop peu connue à l’intérieur même de l’église. C’est presque sans surprise qu’on a appris que 70% des évêques ne connaissaient pas la théologie du corps. Or, plusieurs prêtres ont témoigné avoir découvert le sens profond de leur vocation grâce à la théologie du corps. De plus, nous parlons souvent de la crise des « vocations » dans l’Église. Or, on constate que c’est là où la théologie du corps est le mieux intégrée (là où la vocation est présentée dans un sens large, en incluant le mariage), qu’il y a le plus de nouvelles vocations au célibat consacré et à la prêtrise. La théologie du corps a aussi permis le développement ou la croissance de nombreux ministères auprès des divorcés, des personnes avec un attrait homosexuel, des mères ayant subi un avortement, des couples en difficulté…

 

Le jeudi soir, cinq prix (Theology of the Body Awards) ont été remis à des gens qui de manière exceptionnelle ont travaillé à la diffusion de la théologie du corps.

– Le père Alan Boisclair de l’archidiocèse de Vancouver donne depuis 2007, et à temps plein depuis 2010, des formations sur la théologie du corps pour les prêtres, les éducateurs, les jeunes, et travaille également à implanter la théologie du corps dans la préparation au mariage. Le père Boisclair a un ministère tout à fait unique puisqu’il est le seul prêtre en Amérique du Nord et en Europe à enseigner à temps plein la théologie du corps.

Brian Butler travaille auprès des adolescents et des jeunes adultes. Il est co-fondateur de DumbOx ministries, anime les camps Echo et a travaillé sur plusieurs programmes de formation pour adolescents (Theology of the Body for Teens ; Theology of the Body for Teens : Middle School Edition ; Chosen.)

Peter Colosi et son équipe ont organisé quatre symposiums européens sur la théologie du corps. Comme chercheur professeur, il a également aidé à faire connaître la pensée de Jean-Paul II dans les milieux philosophiques et théologiques grâce à de nombreuses communications et articles scientifiques.

– Depuis 1991, les Sœurs de la Vie (Sisters of Life) incarnent quotidiennement « l’évangile de la vie » grâce à leur centre pour femmes enceintes en besoin, des retraites de guérison après un avortement ainsi qu’une multitude d’activités pour les jeunes et les familles : un ministère entièrement infusé de la théologie du corps.

Ronald D. Feher et Katharine M. Fehrer sont mariés depuis 45 ans, parents de 10 enfants, et depuis 40 ans travaillent ardemment à faire connaître la pleine vision de l’Église sur le mariage, à travers catéchèses, conférences, retraites et livres. Dans les vingt dernières années, ils ont intégré la théologie du corps dans leurs conférences, leurs retraites et leurs ateliers et témoignent comment la théologie du corps, même après toutes ces années, a transformé leur propre vie de couple de famille.

 

Jason et moi, 300 Brian et moi, 300 Courtney et moi, 300

(Avec des amis, Jason Clark, Brian Butler et Courtney Brown… remarquez le même sourire gêné sur les trois photos!)

 

 

[1] Pour la conférence en anglais de Peter Colosi sur le développement de la doctrine sur le mariage dans la théologie du corps : http://peterjcolosi.com/

Une pièce de Jean-Paul II sur l’amour, à Québec

La pièce de théâtre La Boutique de l’Orfèvre de Karol Wojtyla sera jouée vendredi, le 12 septembre à 19h30 (dans le cadre du colloque « Jean-Paul II à Québec : Pour une guérison de la mémoire »), à la Salle des promotions du Grand Séminaire de Québec.

 
Cette pièce met en scène trois couples, qui vivent le bonheur, l’échec ou l’angoisse, et qui à un moment ou un autre cherchent à mettre leur amour sous le regard de Dieu.

 

(J’ai le plaisir d’y jouer un des personnages principaux, Christophe.)

 

Plus d’infos : http://www.cccb.ca/site/images/stories/pdf/Colloque_30eJP2_OJP.pdf

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Parler de sexualité aux enfants… pourquoi enterrer la cigogne!

Lundi je trouvais devant ma porte, enfin, le livre que j’avais commandé. Comme toujours avec Ascension Press (éditeur de Christopher West), le design de la couverture et de l’intérieur est magnifique :
birds-and-bees

Non, Myriam et moi n’attendons pas (encore) d’enfant. Pourquoi alors me presser à lire un livre sur l’éducation des enfants à la sexualité ? Il me reste tout de même quelques années avant que mon premier entre au secondaire.

 

C’est le grand dilemme de beaucoup de parents, de tous les parents en fait un peu soucieux de l’éducation de leur enfant : comment parler de sexualité à mon enfant ou mon adolescent, comment lui transmettre le meilleur, comment lui éviter mes propres erreurs.

 

Certains parents cependant se disent : « ah, heureusement, mon enfant n’a pas encore l’âge de se poser ces questions ». Et c’est là en vérité une grave erreur. Heureusement, ce ne sont pas les mêmes problèmes que rencontrent votre grande aux cheveux teintés et son petit frère qui marche debout depuis à peine un an ! Mais l’éducation des enfants à la sexualité commence en fait dès les premières années. Déjà à cinq ans, votre enfant a acquis des qualités nécessaires aux relations humaines ; bien avant, il sait qu’en frappant sa sœur comme il frappe ses jouets, il n’a pas la même réaction ; depuis qu’il est dans le ventre de maman, il reçoit l’amour dont il aura besoin pour aimer à son tour toute sa vie. Nous savons tous, comme adultes que nos aptitudes comme nos difficultés de couples remontent souvent à très loin, quand on ne se souciait pas encore de l’autre sexe.

 

Le livre de Gregory et Lisa Popcak répond de manière splendide à une des demandes les plus fréquentes que je rencontre. Oubliez les histoires de cigogne ou de chou. Un des premiers principes énoncés dans ce livre est que la vérité sert toujours mieux que la fiction, si mon enfant est assez âgé pour poser une question précise, il est assez âgé pour recevoir une réponse directe, honnête et appropriée pour son âge.

 

Mais bien des parents se sentent mal outillés pour parler en vérité de sexualité. En fait, vous êtes sûrement mieux outillé que n’importe quel professeur ou travailleur social, puisque vous connaissez votre enfant mieux que n’importe qui. Or, ce livre nous aide aussi à réfléchir à nos propres valeurs quant à la sexualité, et à découvrir toute la richesse et la beauté de la sexualité. La sexualité devrait toujours être un sujet heureux à aborder, quand c’est en fait le sujet qui fait soudain sortir sa colère à papa qui d’habitude est si doux. Ce livre apprend à célébrer la sexualité comme un des plus grands dons que Dieu nous a donnés ! Votre couple, votre famille toute entière n’existerait pas sans elle !

 

Le titre est ambitieux : Au-delà des oiseaux et des abeilles : Élever des enfants saints et sexuellement épanouis. Vous avez bien lu. Pour plusieurs, aujourd’hui encore, ces deux choses paraissent totalement opposées ! Sexualité et sainteté… Dans ce livre, vous découvrirez aussi le plus bel enseignement que nous a légué saint Jean-Paul II, sa théologie du corps. Oubliez, pour ceux qui se méfieraient encore, les morales suspicieuses ; Jean-Paul II a définitivement brisé les derniers carcans de l’Église, ceux qui entravaient son message authentique, et nous montré que la sexualité était belle, excitante et sainte.

 

Le livre se divise en deux parties. La première, plus courte, permet aux parents de réfléchir sur leur propre compréhension de la sexualité et du genre d’éducation qu’ils veulent transmettre aux enfants. La seconde fournit des outils pratiques pour chaque étape de la naissance à l’adolescence (19 ans). Une section bonus s’attarde sur les questions sensibles comme la pornographie, l’homosexualité, les abus sexuels…

 

5 stars small

+

Un livre facile d’accès et écrit avec humour. Fournit plusieurs outils pratiques. Répond à un besoin essentiel, et de manière brillante. La nouvelle édition de ce livre a été améliorée pour répondre avec encore plus de précision aux questions des parents. Une belle couverture ainsi qu’une magnifique mise en page mettant en exergue des phrases clés !

Aucune traduction française.

Vidéos pour les 16-25 ans!

Série de 25 vidéos sur la Théologie du Corps pour 16-25 ans… et plus vieux!

vidéos RVIE

Entre nous : La première fois qu’Adam vit Ève

Dans la Théologie du corps, Jean-Paul II décrit la « joie » et l’« exaltation » que ressentit Adam la première fois qu’il vit Ève. Adam et Ève sont tous deux transportés d’un profond désir, mais un désir amoureux et sexuel pur, un désir de se donner exempt de toute convoitise. C’est pourquoi, tous deux, l’homme et la femme ne ressentent aucune honte l’un devant l’autre, à cause de cette pureté du regard, de cette atmosphère de confiance totale que seule permet un amour vrai.

« Tous deux étaient nus, l’homme et la femme,

et ils n’avaient pas honte l’un devant l’autre. » (Gn 2, 25)

Je me suis souvent demandé à quoi devait ressembler ce regard d’Adam à l’origine. Si vous avez déjà été à un mariage, un heureux mariage, vous avez peut-être alors vu quelque chose de semblable à ce regard qu’avait Adam, à l’instant où le fiancé voit sa fiancée en robe de mariée pour la première fois, dans toute sa glorieuse beauté!

Voici des hommes qui sont sur le point de se donner entièrement à la femme qu’ils aiment, et qui pour cela sont profondément émus, des hommes transportés par la joie et l’exaltation. Top 10 (avec bonus)!

10

groom 01

9

groom reaction 1

8

groom 07

7

groom 11a

6

13

5

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groom 02a

4

12

3

groom 05b

(Bonus)

mariage

Certains de mes amis me contaient que le jour de leur mariage, au moment où ils ont vu leur fiancée en robe de mariée entrer dans l’église, ils se sont mis à pleurer. L’un deux était même tombé sur ses genoux, ses jambes incapables de soutenir l’émotion!… J’avoue que j’appréhendais ma propre réaction : « Je veux vivre quelque chose moi aussi! » Or, au lieu de pleurer quand je vis Myriam entrer dans l’église, toute rayonnante… je me suis mis à rire! La seconde suivant cette photo, j’avais un si large sourire que mes joues me faisaient mal. Je devais, après que Myriam ait monté la moitié de l’allée, descendre pour aller la rejoindre et faire la suite avec elle. Mais en descendant vers elle, je me sens tellement transporté que j’ai l’impression de marcher tout croche, comme un gars saoul! Ivre, je l’étais vraiment, d’une joie qu’on ne peut pas oublier! (Comme sur ces prochaines photos : )

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1

Voici l'o de mes os

« Voici l’os de mes os et la chair de ma chair! » (Gn 2, 23)

Michel Onfray, sur les théories du genre

Je suis très agréablement surpris aujourd’hui de lire cette chronique de Michel Onfray (ailleurs un hédoniste athée, disant vouloir en finir avec la monogamie, la fidélité, la procréation, la famille et le mariage) sur les philosophies du genre*. Nul n’est assez éloigné de la vérité pour n’en dire rien, disait Thomas d’Aquin.

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* Nous prenons soin de distinguer les philosophies de Judith Butler, Monique Wittig ou Michel Foucault, des théories scientifiques dont elles sont issues.

La théologie du corps au jour le jour, n° 53

Audiences clés(14 janvier 1981)

« Vous avez été appelés à la liberté. » (Ga 5, 13)

• Ce que contient la nouveauté évangélique « n’est rien d’autre qu’un appel adressé à la liberté humaine, un appel à sa plus pleine réalisation » (§1).

• L’homme est appelé à la liberté, et la liberté trouve son accomplissement dans l’amour, qui contient et dépasse toute la loi. « Un seul précepte contient toute la loi en sa plénitude: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » (Ga 5, 14)

Ailleurs, Jean-Paul II nous dit : « La liberté est faite pour l’amour. […] L’amour engage la liberté et la comble de ce qui par nature attire la volonté : le bien. […] L’homme désire l’amour plus que la liberté : la liberté est un moyen, l’amour est un but. » « L’amour est la réalisation la plus complète des possibilités de l’homme. » (Amour et responsabilité, p. 124 et 74)

• « Le Christ a réalisé et manifesté la liberté qui trouve sa plénitude dans la charité. » (§ 3) La liberté, mise au service de l’amour, devient source de bien, d’œuvres nouvelles et de vie. Une telle liberté est créatrice. Lorsqu’au lieu d’être une liberté authentique, la liberté devient prétexte à la concupiscence et à l’égoïsme, celle-ci s’assujettit à la concupiscence plutôt que de servir l’homme. L’homme « devient incapable » du don sponsal, puisque la liberté est essentielle au don. (Voir catéchèses du 9 et du 16 janvier 1980)

• La « maîtrise de soi » dont parle saint Paul est liée à la pureté qui doit être comprise comme la juste manière de traiter la sexualité selon l’état de vie. L’homme est appelé, non pas à rejeter, mais à intégrer la sexualité à l’amour, apprendre à user de son corps, selon son état, pour en faire un don.

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