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Soirées corps à cœur (pour les ados)

corps à coeur

En 2015 commenceront, à Québec, les soirées « corps à cœur » pour tous les jeunes du secondaire. Pour découvrir la beauté du corps, de la sexualité et de l’amour… tels que Dieu les a voulus!

Quand ? 5 vendredis, de 17h30 à 21h00

  • 16 janvier
  • 06 février
  • 13 mars (pourrait changer)
  • 17 avril
  • 08 mai
Où ? Au Petit Séminaire Diocésain de Québec, 2215, rue Marie-Victorin
Pour vous inscrire, rejoindre Guylain Roussel :
guylain.roussel@ecdq.org / 418-688-1211 poste 336

http://beta.ecdq.org/activites/activite/?event_id=13894

Bilan 2014

unnamed(Cliquez pour le bilan 2014)

Cette année, avec la thèse de doctorat (La personne sexuée : essai d’une philosophie du corps), j’ai dû ralentir la publication sur mon blogue (21 articles en 2014 vs. 37 en 2013). Les articles se sont toutefois diversifiés avec de nouvelles rubriques (« Entre nous », critiques de livres…).

Aussi, j’ai dernièrement découvert avec grande surprise, lors de mon séjour à Lyon, qu’il y avait vraiment un public pour ce site et que j’avais des vrais « fans » en France! Vous êtes d’ailleurs ceux qui ont le plus visité ce site cette en 2014!

Merci à tous mes lecteurs, et voici à quoi vous attendre en 2015 :

– Une nouvelle rubrique : la théologie du corps dans l’art

– La suite des résumés des catéchèses de Jean-Paul II

- D’autres critiques de livres sur la théologie du corps

Une bonne et sainte année à tous!

Noël et la théologie du corps

Le mystère sponsal de Noël

crèche

Chaque année à Noël, nous entendons l’histoire merveilleuse de la naissance de Jésus. D’années en années, il se peut cependant que nous ayons perdu notre émerveillement et que nous ne voyions plus ce qu’il y a de bouleversant dans le mystère de Noël. La théologie du corps nous permet toutefois de regarder l’Évangile avec un regard neuf. Aussi, je souhaite partager simplement quelques réflexions qui pourraient nous éveiller, ne serait-ce qu’un peu, à ce mystère incroyable de la venue de Dieu dans notre chair.

Le premier texte qui servira à notre réflexion est celui de la Genèse, plus précisément la création de l’homme et de la femme, à l’origine. Qu’est-ce que ce texte a à voir avec le mystère de Noël ? Bien plus que vous ne pourriez pensez. La Genèse nous révèle que l’être humain a été créé à l’image de Dieu. Or, nous sommes habitués à comprendre cette ressemblance uniquement au niveau de l’âme, c’est-à-dire de l’intelligence et de la volonté. Or, nous apprend Jean-Paul II, l’image de Dieu est inscrite dans notre corps du fait de notre sexualité (de notre masculinité et de notre féminité).

Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa.

Homme et femme il les créa. (Gn 1, 27)

Du fait de leur corps, l’homme et la femme sont capables de se donner l’un à l’autre et de former ainsi une communion de personnes. Or, Dieu de toute éternité est une communion d’amour, communion du Père du Fils et de l’Esprit-Saint. Ainsi, les corps de l’homme et de la femme, par leur capacité à exprimer l’amour et s’unir rendent visible le mystère invisible d’amour qui est en Dieu.

Voyez-vous ? Dieu, de tout temps, a voulu le corps capable de révéler le divin. Au moment de créer l’homme et la femme, Dieu pensait déjà au jour où il allait s’incarner, où le Verbe allait venir lui-même dans un corps d’homme à travers le corps d’une femme, Marie ! Et pourquoi Jésus devait-il être un homme ? Dieu n’est ni homme, ni femme… Or, Dieu est toujours celui qui initie le don, et dans l’amour, l’homme est davantage celui qui doit initier et maintenir le don. Tandis que Marie est le modèle de l’humanité, de l’Église, qui se donne à Dieu en accueillant celui-ci en elle ! Jésus prend un corps d’homme pour signifier ceci : « Ton créateur sera ton époux » (Isaïe 54, 5) Dieu veut nous épouser, et toute la Bible parle de ce mariage. Mais un texte en particulier nous en parle plus que les autres : le Cantique des cantiques.

Le Cantique des cantiques commence de la façon la plus brusque qui soit : « Qu’il m’embrasse des baisers de sa bouche. » Tout de suite, nous sommes plongés dans l’action, dans la passion amoureuse. Mais de qui on parle ? D’un homme, aimé, désiré, attendu par sa bien-aimée ! Mais l’on parle aussi de Dieu… et déjà cette première phrase devrait nous en convaincre. Que signifie cette triple répétition du baiser (« embrasse », « baisers », « bouche »), sinon de ce Dieu qui est trois et pourtant un seul Amour? C’est l’attente millénaire du peuple juif, espérant la venue de Dieu, qui s’exprime dans cette brusque ouverture. François de Sales en fait une lecture étonnante :

 Ce baiser qu’elle désire si ardemment n’est autre que l’exécution du mystère de l’Incarnation de Notre-Seigneur, baiser tant attendu et souhaité pendant une si longue suite d’années par toutes les âmes qui méritent le nom d’amantes. Mais enfin ce baiser qui avait été si longtemps refusé et différé, fut accordé à cette Amante sacrée, Notre-Dame, laquelle mérite le nom d’Épouse et d’Amante par excellence au-dessus de toutes autres. (Saint François de Sales)

Tout l’Évangile est contenu dans ce Cantique des cantiques, mais un moment plus que les autres, celui qui précède justement Noël : l’Annonciation. Comment imaginons-nous l’Annonciation ? Pensons-y un instant. Dieu veut, pour sauver l’humanité, que Marie donne naissance à son Fils, qu’en elle vienne prendre chair le Verbe de Dieu. Dieu ne veut pas imposer sa volonté, mais il ne veut pas risquer non plus d’être rejeté. (Souvenons-nous, quand Dieu créait les anges, Lucifer, pourtant pleinement illuminé du mystère de Dieu, a refusé son amour et a emporté une multitude d’autres anges avec lui.) Dieu vient donc séduire Marie ! Il lui parle dans la plus grande tendresse, il envoie devant lui un ange, un messager, et pas n’importe lequel, pour la séduire, « afin de gagner son cœur » comme dit Louis-Marie Grignon de Montfort. Montfort décrit ce moment comme « une douce mélodie », un « cantique » divin !

Ainsi, dans le Cantique des cantiques, nous entendons, comme en paraphrase, les paroles de l’ange lorsqu’il vient visiter Marie :

 « Debout, toi, ma compagne,

ma belle, et viens-t-en.

Car voici que l’hiver passe ;

la pluie cesse, elle s’en va. » (Ct 2, 13-14)

 Écoutez encore ce qui est dit de la bien-aimée :

 « Qui est Celle qui toise comme l’Aurore,

belle comme la Lune,

brillante comme le Soleil

couronnée d’astres insignes? » (Ct 6, 10)

Et que dit aussitôt le bien-aimé ?

« Au jardin des noyers je descends

pour admirer les pousses de la gorge,

pour voir si le cep bourgeonne,

si les grenadiers fleurissent. » (Ct 6,11)

Ce que nous voyons, au moment de l’Annonciation, et qui est rendu visible à Noël, est un mariage : Dieu qui vient dans la joie épouser toute notre humanité. « Ses délices sont d’être avec les enfants des hommes », nous dit le livre des Proverbes (Pr 8, 31).

Et comment Dieu vient-il à nous ? Il se fait vulnérable, petit, fragile. Jésus a besoin des soins d’une mère et d’un père, avec tous les risques que cela signifie. Comment à mon tour est-ce que je conçois ma relation avec Dieu ? Est-ce que je la vois comme un mariage, comme une relation d’amour réciproque ? Nous avons plutôt tendance à vivre cette relation dans un sens unique, à demander à Dieu de répondre à nos besoins, ce qui le réjouit aussi, puisqu’il veut venir à notre secours. Mais ais-je également le souci de prendre soin de Lui, de l’accueillir en moi, de lui faire plaisir de milles manières ?

Marie reçoit en elle le don de Dieu, elle devient le premier tabernacle de l’histoire. En elle, elle conçoit et elle porte le corps du Christ. Dieu, en se faisant chair, en se faisant d’abord un tout petit zygote, a consacré toutes les femmes enceintes du monde. Il fait de cet endroit, du sein de la femme, un sanctuaire, un endroit sacré. Le couple lui-même se trouve consacré ; or, si le couple et la famille est une église, une cathédrale comme l’illustrait Rodin, la femme, par sa capacité unique à porter la vie en est le tabernacle !

Marie allaitant

Or, quand nous allons à la messe, nous participons à la maternité de Marie. Nous recevons et permettons de grandir en nous le Christ Jésus. Chaque eucharistie est pour nous la célébration d’un mariage ! Je peux ne pas ressentir la joie, l’émotion que j’ai ressentie déjà, ou que je devrais ressentir normalement à un mariage, mais voilà la réalité de ce qui se passe, je reçois en moi l’Époux. Ainsi, ma seule joie, ma seule consolation, si je ne ressens rien, devrait être la joie que je donne à Dieu. « Mes délices sont d’être avec les enfants des hommes » nous dit le Seigneur. Dieu se délecte, lorsqu’il vient en nous, dans l’Eucharistie. Ainsi je peux dire comme Marie, comme l’Épouse du cantique :

Que mon bien-aimé entre dans son jardin,

et qu’il en goûte les fruits de son choix. (Ct 4, 16)

Le mystère de Noël nous enseigne sur le sens de notre corps : mon corps est fait pour le don ! Dès l’instant de notre conception, nous sommes un pur don. Je suis pour moi-même et pour les autres un don gratuit et irremplaçable de Dieu. Or, devenu adulte, doit venir un moment où être un don devient mon choix. Le premier don, le premier cadeau que nous faisons aux autres est notre amour. Je crois que c’est aussi ce que nous enseigne Noël. Le premier cadeau de tous c’est Jésus, la personne de Jésus. L’enfant Jésus est LE cadeau de Noël. À notre tour, nous pouvons à chaque Noël, nous concentrer moins sur les présents que sur notre présence ; être un don, un cadeau pour notre famille et pour les gens qui ont le premier besoin de nous.

Alex Deschênes

Entrevue avec ECDQ.tv

 

Entrevue réalisée avant le Colloque Inaugural de l’Institut de Théologie du Corps

entrevue 2 (Cliquez sur l’image)

Humanum 3 : Comprendre l’homme et la femme

Humanum 3

Humanum 2 : Le berceau de la vie et de l’amour

humanum 2(Sous-titres français absents au début de la vidéo)

Humanum, partie 1

Ces jours-ci (17, 18 et 19 novembre), le Vatican tient un colloque interreligieux international sur la complémentarité de l’homme et de la femme.

Le but de ces conférences est de trouver des façons nouvelles et créatives de parler aux gens là où ils sont. Pour cette occasion, une série de vidéos ainsi qu’un site internet sublime ont été créés. Voici la première vidéo de cette série :

Humanum(Sous-titres français disponibles)

Peu à peu, la théologie du corps intègre en profondeur les enseignements et les méthodes d’enseignement de l’Église. Évangéliser par la beauté! Voilà pour moi tout ce que signifie la théologie du corps. Et pour cela, l’art (la peinture, la sculpture, la vidéo, la musique, la photo…) joue un rôle irremplaçable!

Dans le même mouvement, je commencerai prochainement une série d’articles : la théologie du corps dans l’art.

Humanum, Rodin

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